Laboratoire Charles Coulomb UMR 5221 CNRS/UM2 (L2C)

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Microencapsulation d’un biolarvicide (Sélection et évaluation d’un matériau pour la coque de la capsule)

par Christelle EVE - publié le

Microencapsulation d’un biolarvicide (Sélection et évaluation d’un matériau pour la coque de la capsule)

Ce projet a pour but d’optimiser l’utilisation du biolarvicide Bacillus thuringiensis (Bti) pour la lutte anti-moustique et vise une application à courte durée.

Contexte : Le Bti est l’un des traitements les plus utilisés pour le traitement des gites larvaires en milieu naturel car il ne génère pas de résistance et il est d’une grande innocuité pour la faune et pour la santé humaine. Cependant, sa sédimentation et sa sensibilité aux rayonnements ultra-violets (UVs) réduisent la rémanence de l’efficacité larvicide de Bti et en limitent l’utilisation contre des espèces comme le moustique anophèle transmettant le paludisme. Notre objectif est donc d’encapsuler Bti dans des microcapsules flottantes et protectrices des UVs afin de maintenir le Bti sur le site de nourriture des larves de moustiques, pour en prolonger l’action et donc en réduire le coût d’application et l’accumulation dans l’environnement [1].

Objectifs : La stratégie proposée consiste à produire des microgouttes d’une suspension de Bti encapsulées dans une coque composée d’huile, ou de monomères, et rendue solide par changement de température ou par photopolymérisation. Cette stratégie s’appuie sur des procédés de fabrication de capsules par microfluidique [2], ainsi que sur un procédé de production de capsules [3] breveté par l’équipe Matière Molle du Laboratoire Charles Coulomb. Le contenu et la coque des microcapsules peuvent être contrôlés. Le choix du composé d’enrobage devra répondre aux spécificités de la physicochimie de la digestion des larves de moustiques. Nous envisageons une coque qui contiennent des anti-UVs (UVB proche UVC), et dont la dégradation se produit spécifiquement dans l’estomac des larves et donc à pH basique.

Le candidat devra mettre en place un procédé de production de microcapsules selon un protocole de microfluidique décrit dans la littérature [2] et déjà utilisé au laboratoire, afin de tester plusieurs systèmes chimiques pour la composition de la coque et dans le but de sélectionner un ou deux systèmes d’intérêt et de les tester en résistance au pH et aux UVs , puis en efficacité larvicide pour des capsules contenant le Bti. Le stagiaire sera donc amené à utiliser et développer un montage microfluidique, à sélectionner plusieurs systèmes chimiques répondant a priori au cahier des charges, pour produire des capsules dans la gamme de taille souhaitée (<100 microns) et à les tester.
Profil stagiaire : Nous cherchons pour ce projet un stagiaire de niveau Master 2 ou dernière année d’école dans le domaine des matériaux, physico-chimie, génie des procédés pour une durée de >= 5 mois. Projet financé par la SATT AxLR.
Méthodes/Instrumentation utilisées : microfluidique, granulométrie, microscopie, spectro-métrie UV, test biolarvicide.

Contact : Gladys Massiera
Soft Matter team
[1] Massiera G. et al., Cahiers de la Recherche ANSES 01798647 (2018)
[2] Kim, S. H., Lab on a Chip (2011) ; 11, p.3162
[3] Massiera G., et al., #USA patent 20120121676 (2012)


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