Modes mous, symétries de bord et intrication relationnelle dans les théories de jauge
Francesco Sartini présente ses travaux sur les modes mous et les degrés de liberté de bord qui jouent un rôle important en gravité quantique, en théorie de jauge, en holographie et dans l’étude des amplitudes de diffusion. Pourtant, leur traitement dans les régimes asymptotiques et les sous-régions finies est souvent dissocié. Dans cet exposé, je propose un cadre qui relie ces perspectives grâce à une description relationnelle. L’idée principale est d’interpréter les modes de bord comme des référentiels dynamiques construits à partir de champs dynamiques. Ce point de vue distingue les référentiels intrinsèques des référentiels extrinsèques, décrivant comment une région est intégrée au reste du système. Le secteur extrinsèque étend universellement l’espace des phases par l’intermédiaire d’un Goldstone de coin invariant de jauge, codant les symétries physiques, qui correspondent à des réorientations du référentiel.
À l’aide de la théorie de Maxwell comme exemple, je montrerai comment cette structure relie les descriptions asymptotiques et celles relatives aux régions finies. Au niveau quantique, elle factorise naturellement l’espace de Hilbert et conduit à des entropies d’intrication bien définies et distillables. Par analogie avec des résultats récents en gravité perturbative, ce cadre régularise intrinsèquement les entropies de jauge sans introduire d’espaces de Hilbert auxiliaires. Différents choix de référentiel génèrent une hiérarchie d’algèbres d’opérateurs relationnels, offrant une perspective unifiée sur la physique molle, les symétries de bord et l’information sur les sous-systèmes.